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Automatiser son activité 11 octobre 2026

Facturation électronique 2027 : votre logiciel de gestion le fait peut-être déjà

Avant de chercher une plateforme pour septembre 2027, regardez ce que votre logiciel sait déjà faire. J'ai lu les textes officiels et la liste des plateformes agréées : voici ce qui change pour une entreprise de quelques personnes, et ce que l'IA peut faire une fois vos factures devenues des données.

En août 2026, juste avant la première échéance, la recherche « facturation électronique » a été tapée près de 250 000 fois dans Google en un mois. Les dirigeants reçoivent des mails de leur banque, de leur éditeur, de plateformes dont ils n’avaient jamais entendu parler, et chacun leur propose une solution différente.

Le réflexe est compréhensible : on se dit qu’il faut choisir une plateforme, puis trouver comment la brancher à ce qu’on a déjà. Dans une petite entreprise, c’est souvent la mauvaise porte d’entrée. La première question à se poser, c’est ce que votre logiciel de gestion sait déjà faire, parce que vous le payez déjà.

J’ai donc relu, le 11 octobre 2026, les pages officielles de l’administration, le guide de démarrage publié par la DGFiP et la liste des plateformes agréées. Voici ce que j’en retiens pour une entreprise de trois à cinquante personnes.

Ce sujet fait partie de ce que je fais pour les entreprises.

Ce qui change, et quand

La réforme se fait en deux temps. D’après la page officielle de l’administration pour les entreprises (mise à jour le 27 février 2026) :

  • depuis le 1er septembre 2026, toutes les entreprises doivent être capables de recevoir des factures électroniques ;
  • à partir du 1er septembre 2027, les PME et les micro-entreprises devront aussi les émettre, et transmettre à l’administration certaines données sur leurs ventes et leurs paiements.

Une facture électronique, ce n’est pas un PDF envoyé par mail. C’est un fichier dont les informations (le fournisseur, le client, la date, les montants hors taxe et TTC, la TVA) sont lisibles directement par un logiciel. Elle circule entre entreprises par l’intermédiaire d’une plateforme agréée par l’État, qui la transmet aussi à l’administration.

À partir de 2027, de nouvelles mentions deviennent obligatoires sur vos factures, dont le numéro SIREN de votre client. Si vos fiches clients ne le contiennent pas aujourd’hui, c’est un premier chantier très concret.

Et pour les retards ? Le guide de démarrage de la DGFiP est clair : pendant la phase de démarrage, les sanctions ne s’appliquent pas aux entreprises qui rencontrent des difficultés mais qui sont engagées dans une démarche sérieuse de mise en conformité. L’administration dit qu’elle distinguera ces entreprises de celles qui attendent sans rien faire, et elle précise que ce n’est « ni un report ni une suspension de l’obligation ».

La première question : que sait déjà faire votre logiciel ?

La liste officielle des plateformes agréées, publiée sur impots.gouv.fr, contient des noms que beaucoup de dirigeants ont déjà sur leur écran. Quand je l’ai consultée le 11 octobre 2026, j’y ai trouvé notamment Odoo, Sage et Cegid, mais aussi des banques en ligne et des outils de gestion en ligne.

Cela change la question. Si votre logiciel de gestion est lui-même une plateforme agréée, vous n’avez peut-être rien de nouveau à acheter : il s’agit d’activer et de régler une fonction qui existe déjà. Odoo, par exemple, annonce sur sa page dédiée qu’il permet d’envoyer et de recevoir des factures électroniques gratuitement, sans préciser sur cette page quelles formules et quelles versions sont concernées. C’est donc à vérifier sur votre propre base, avec votre éditeur ou votre intégrateur.

Tous les logiciels n’ont pas fait le même choix. EBP, par exemple, n’apparaît pas dans la liste : sur son site, l’éditeur explique que ses solutions s’appuient sur une plateforme agréée partenaire, Shine. L’administration prévoit justement ce cas : vous pouvez garder une « solution compatible », à condition qu’elle passe par une plateforme agréée pour transmettre vos factures.

Le cas le plus délicat, ce sont les factures faites sous Word ou Excel. Là, il n’y a rien à activer, et il faudra choisir un outil. Mais même dans ce cas, mieux vaut regarder d’abord ce que votre logiciel de comptabilité ou votre banque propose déjà.

Ce qui coince vraiment dans les petites entreprises

Le premier comité de suivi de la réforme s’est réuni le 8 octobre 2026. D’après le communiqué du ministère publié le lendemain, trois entreprises sur quatre avaient déjà désigné leur plateforme de réception au 4 octobre. Les organisations patronales, les chambres consulaires et les experts-comptables y ont fait remonter les difficultés du terrain, et deux d’entre elles concernent directement les petites structures :

  • comprendre et comparer les tarifs des plateformes, qui ne se présentent pas toutes de la même façon ;
  • connecter les outils existants et modifier les circuits de facturation, c’est-à-dire tout ce qui se passe entre le moment où une commande arrive et le moment où la facture part.

C’est ce deuxième point qui prend du temps. La plateforme ne règle pas tout. Il faut encore que les fiches clients soient complètes, que les factures partent du bon logiciel, et que les factures reçues arrivent au bon endroit plutôt que dans la boîte mail de quelqu’un.

Ce que l’IA peut faire une fois vos factures devenues des données

L’IA ne vous met pas en conformité : c’est le rôle de votre logiciel et de votre plateforme. En revanche, la réforme rend possible un travail qui était pénible tant que les factures arrivaient en PDF. Puisque chaque facture reçue devient une donnée lisible, un assistant IA relié à votre logiciel de gestion peut s’en servir.

Reprenez l’image du stagiaire : il ne connaît rien à votre métier, mais sur une tâche bien expliquée, il avance vite. Voici ce qu’on peut lui confier :

  • préparer la transition : repérer dans vos fiches clients celles à qui il manque un SIREN, et vous proposer le bon numéro à partir du registre public des entreprises ;
  • rapprocher chaque facture reçue de la commande ou du bon de livraison correspondant, et signaler un écart de prix ou de quantité ;
  • suivre les paiements : lister les factures en retard et préparer les relances, avec le bon ton pour chaque client ;
  • répondre aux fournisseurs qui posent une question sur une facture, en allant chercher l’information dans votre logiciel.

Dans tous les cas, la règle est la même que pour le reste : l’assistant prépare, et c’est une personne de l’entreprise qui valide. Rien ne part chez un client ou un fournisseur sans avoir été relu. Si l’IA doit lire vos factures et vos fiches clients, posez aussi par écrit ce qu’elle a le droit de faire : c’est le rôle d’une charte IA dans l’entreprise.

Ce que l’IA ne fait pas

Elle ne choisit pas votre plateforme à votre place. Elle ne remplace ni votre logiciel de facturation ni la plateforme agréée, qui sont les seuls à pouvoir émettre et recevoir une facture électronique. Et elle ne tranche pas les cas fiscaux particuliers, comme une activité mixte, des ventes à l’étranger ou des acomptes : c’est votre expert-comptable qui en décide.

Elle ne voit pas non plus ce qui se trouve en dehors de ce qu’on lui a relié. Si vos factures fournisseurs arrivent encore par mail et que l’assistant n’a accès qu’à votre logiciel de gestion, il ne les verra pas. C’est l’une des limites que j’ai décrites dans ce que l’IA d’Odoo fait vraiment, et elle vaut pour tous les logiciels.

Par où commencer cette semaine

Il vous reste un peu moins d’un an avant septembre 2027. Voici quatre questions simples à poser dès maintenant :

  1. À votre éditeur : mon logiciel est-il une plateforme agréée, ou passe-t-il par une plateforme partenaire ? Qu’est-ce qui est inclus dans mon abonnement actuel ?
  2. À votre expert-comptable : quelle plateforme recommande-t-il pour travailler avec lui, et a-t-il des cas particuliers à signaler dans votre activité ?
  3. À vous-même : d’où partent vos factures aujourd’hui, et où arrivent celles de vos fournisseurs ?
  4. Dans vos fiches clients : combien n’ont pas de numéro SIREN ?

En résumé

  • Toutes les entreprises doivent recevoir des factures électroniques depuis le 1er septembre 2026. Les PME devront les émettre à partir du 1er septembre 2027.
  • Avant de chercher une plateforme, vérifiez votre logiciel : Odoo, Sage et Cegid figurent sur la liste officielle des plateformes agréées, et d’autres passent par une plateforme partenaire.
  • Le vrai travail se trouve autour de la plateforme : les fiches clients, les circuits de facturation, les factures qui arrivent au mauvais endroit.
  • Une fois les factures devenues des données, l’IA peut les rapprocher des commandes, suivre les paiements et préparer les relances, mais c’est toujours une personne de l’entreprise qui valide.
  • Pendant la phase de démarrage, l’administration ne sanctionne pas les entreprises engagées dans une vraie démarche. Commencer maintenant, c’est déjà être dans cette démarche.

Votre logiciel de gestion sait peut-être déjà faire la facture électronique, mais personne n’a eu le temps de le régler ? C’est précisément ce que je fais : je relie votre messagerie et votre logiciel de gestion pour que les tâches répétitives se préparent seules, et vous validez avant que rien ne parte. Parlons de votre entreprise : le premier échange de vingt minutes est gratuit.

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